Les variétés résistantes aux maladies…sont-elles génétiquement modifiées?

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Les variétés résistantes aux maladies…sont-elles génétiquement modifiées?

La carte des maladies affectant les tomates cultivées en serre a changé au cours des dernières années. Jusqu’en 2015, le souci principal des agriculteurs concernait les nématodes et le virus des feuilles jaunes en cuillère de la tomate (TYLCV), puis le fusarium est devenu la maladie la plus répandue, la plus nocive, et la plus redoutée des agriculteurs, commerçants et entreprises agricoles, les poussant à définir les variétés sus lesquelles il propage, les plants de greffage requis par les pépinières et même les pesticides et les engrais.

Cette maladie est tellement grave qu’elle détruit la plante toute entière, amenant à un rendement nul.

Types de fusarium agissant sur les tomates :

  • Le fusarium coronaire
  • Il est causé par la champignon Fusarium oxysporium f.sp Radicis-Lycopersici
  • Il attaque la tige dans la zone coronaire à 20 cm et ne s’étend pas vers le haut
  • La pourriture fusarienne des racines
  • Elle est causée par la champignon Fusarium Solani f.sp eumartii
  • L’infection commence à partir de la zone coronaire et s’étend vers le bas à travers la racine pivotante et détruit la racine toute entière. L’infection est due à une blessure causée par les nématodes, les insectes ou les pratiques agricoles. La baisse température du sol contribue aussi à la propagation de la maladie.
  • Le flétrissement vasculaire fusarien
  • Il est causé par la champignon Fusarium oxysporium f.sp – Lycopersici
  • Il est le plus répandu, et regroupe 3 familles : 1, 2 et 3
  • Il attaque la tige et grimpe jusqu’au sommet pour fermer les vaisseaux alimentant les feuilles qui jaunissent en conséquence. La plante devient verte et jaune.

 

Les méthodes de résistance à cette maladie ont varié. Nous concentrerons dans cette recherche sur celle qui consiste à la production des variétés porteuses des gènes de résistance au fusarium. Des sociétés internationales ont y parvenu grâce à l’hybridation des plantes mères portant ces gènes.

 

L’hybridation est-elle considérée une modification génétique ?

 

En fait, l’hybridation n’est pas une modification génétique.

L’hybridation est un processus de vaccination simple et traditionnel mais dirigé et contrôlé par l’homme. Elle est appliquée sur plusieurs plantes au sein de la même famille, chacune portant des caractéristiques souhaitables spécifiques (résistance aux maladies, spécifications fruitières souhaitables, forte croissance, etc.) Suite à la vaccination, de divers génotypes sont obtenus (hybrides) portant ces caractéristiques souhaitables qui sont purs et clairs dans la première génération F1.

Concernant les plants de la deuxième ou la troisième génération, des isolements génétiques se produisent selon la loi du scientifique autrichien « Gregor Mendel ». Ces isolements peuvent engendrer de graves changements et produire des résultats inconnus. En général, soit le fruit change de degré de coloration, dureté, forme et homogénéité, soit des isolations peuvent se produire ailleurs.

En 1922, les plants de maïs hybridé ont été vendus aux agriculteurs pour la première fois dans l’histoire.

Quant à la modification génétique, elle porte sur l’introduction directe de chromosomes portant les spécifications souhaitables, et le transfert des gènes responsables d’un trait spécifique vers d’autres organismes appartenant à la même famille ou à d’autres familles, et c’est là où réside le danger, en introduisant par exemple un trait animal à une famille végétale.

Pour mieux comprendre la modification génétique, prenons l’exemple suivant : Supposons que nous voulons une espèce de blé qui puisse être cultivée dans un sol à prédominance saline, alors nous intervenons génétiquement et apportons un gène de tolérance à la salinité d’algues marines appartenant à une famille autre que celle des céréales à laquelle appartient le blé. Ensuite ce gène est introduit à la carte génétique de la variété de blé afin d’obtenir la variété tolérante à la salinité.

Le problème avec la modification génétique c’est qu’elle pourrait produire des protéines ou d’autres composés que le corps ne puisse pas reconnaître ou qu’il ne détienne pas suffisamment d’enzymes pour décomposer. En conséquence, ces produits s’accumulent, ressemblant ainsi à un corps étranger à l’intérieur de nous, engendrant des problèmes sans fin.

Outre la modification génétique, l’hybridation a réussi à apporter des solutions à de nombreux problèmes en toute sécurité, et à produire des variétés portant plusieurs caractéristiques souhaitées qui ne nuisent pas à l’alimentation humaine.

À titre d’exemple, la tomate nommée Mandaloun, qui porte le gène résistant au fusarium et celui résistant au virus des feuilles jaunes en cuillère de la tomate (TYLCV), est le résultat d’une hybridation et elle porte toutes les caractéristiques du fruit d’exportation. Ce genre au juste est demandé par les pépinières qui exportent des tomates vertes dans le golfe Arabe, où les fruits verts ont un éclat métallique foncé luxueux et désirable, et où les fruits rouges sont de couleur foncée solide avec de longues et belles feuilles sous forme de sépales. De surcroit, cette plante croît vers l’extérieur, réduisant ainsi la moisissure grise. Ses feuilles de couleur vert foncé sont également souhaitables dans les pépinières.

By Nour H.

John Doe

roy@xtnd.io

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